
2022
EXPOSITION "ART DE LA FABRICATION"
XIII édition de KREA BIDASOA - Ficoba - 7 avril 2022
Entrepreneuriat, innovation et créativité
Les Mairies d’Irun et d’Hondarribia, à travers Bidasoa activa, ont fêté à Ficoba la treizième édition de Krea Bidasoa. On a organisé pendant toute la journée un vaste programme d’activités, d’ateliers et d’espaces qui ont servi de point de rencontre entre des personnes entrepreneuses, des entreprises et d’autres organismes aussi bien publics que privés.
A l’étage supérieur de Ficoba on a installé l’exposition ‘El arte de la fabricación’ ‘L’art de la fabrication’, dont Helga Massetani Piemonte de Bitamine Faktoria est la commissaire. Chacune des pièces exposées a été créée ad hoc pour représenter des valeurs, des expériences et l’innovation.
Comme composant de médiation pour comprendre cette exposition dans le contexte, on a offert des visites guidées pour expliquer le discours des conservateurs ainsi qu’un parcours à travers chacune des pièces.
Cette exposition invite à réfléchir sur notre culture, mais en réfléchissant à la culture du point de vue de l'anthropologue et historien Melville Herskovits comme “la partie de l’environnement fait par les personnes *1.”
Un des traits définissants de la culture est que celle-ci permet une meilleure adaptation à l’environnement physique avec l’utilisation de moyens matériaux et des instruments très divers qui permettent de nous élever au-dessus des possibilités fixées par la logique naturelle.
Ces pièces qui transmettent un discours basé sur les standards que proclame chaque artiste, montrent aussi un engagement pour améliorer la qualité de vie et une réadaptation aux nouvelles urgences que notre environnement exige.
Chacune des pièces exposées a été créée ad hoc pour représenter des valeurs, des trajectoires et l’innovation. On a fait un effort pour comprendre et traduire le langage utilisé dans le domaine de l’industrie et de la fabrication au langage de l’art, le processus de création et le discours des conservateurs.
Les auteurs sont toutes ces personnes qui travaillent au jour le jour, en produisant l’art de la fabrication.
*1 La phrase originale de Melville Herkovits disait “la partie de l’environnement fait par l’homme.”
ARTISTES
PUERTAS OLAMENDI / KEMPCHEN-COMDIFLEX / LIEVORE ALTHERR MOLINA - SELLEX / AIADEK / NORCLAMP / ALGON EMM S.L. / ALCAD ELECTRONICS / JUNCAL AGUIRRE / IRUMA
Galerie
PARTICIPANTS DE LA COMMUNAUTÉ

D’AUTRES PROJETS
Intx'Apain
Intx’Apain est un festival d’art urbain qui, pendant trois jours, transforme une dizaine de murs du quartier en espaces de création et de rencontre, réunissant des artistes locaux et internationaux ainsi que les habitantes et habitants du quartier. La langue basque sera au cœur des fresques murales, autour d’un fil conducteur : Zein da zure hitza ? (« Quel est ton mot ? »), une invitation lancée aux artistes et aux citoyennes et citoyens à prendre les mots comme point de départ pour créer, partager et se rencontrer.
Musique, rap, bertsolaritza (improvisation poétique chantée en basque), breakdance, ateliers et propositions participatives développées avec les ikastolas (écoles en langue basque), les associations et les acteurs du quartier accompagneront les interventions artistiques et feront du festival une expérience collective.
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Urumeako Atlas Emozionala - Erakusketa
Corps, mémoire et cours d’eau.
Cet Atlas ne longe pas un fleuve : il s’y immerge.
L’exposition propose de lire l’Urumea à travers celles et ceux qui l’ont habité et les gestes qui demeurent inscrits dans sa mémoire. Des corps qui se penchaient sur l’eau pour laver le linge. Des corps qui ramaient en cadence. Des corps qui transportaient du sable, mettaient de l’huile en bouteille ou roulaient du tabac. Des corps qui dansaient lors des fêtes populaires, qui portaient des drapeaux, qui traversaient les ponts encore et encore, jusqu’à faire de ces passages une habitude.
Le fleuve apparaît ainsi comme un organisme en transformation, mais aussi comme un lieu marqué par les traces que d’autres y ont laissées. Certaines subsistent, d’autres ont disparu avec les métiers, les usines, les formes de loisirs ou les manières d’entrer en relation avec ses eaux. Parcourir l’Urumea à travers le corps, c’est aussi s’interroger sur ce qu’il reste de tout cela et sur la relation que nous souhaitons désormais construire avec le fleuve.
Cette exposition marque l’aboutissement d’un projet développé sur trois ans. Tout a commencé par une recherche donnant la parole aux habitantes et aux habitants. À travers des enquêtes, des entretiens collectifs et des ateliers participatifs, nous avons recueilli les perceptions que les personnes vivant à Saint-Sébastien ont du fleuve qui traverse leur ville : souvenirs, images, sensations, données historiques, etc.
À partir de ces témoignages, nous avons construit un atlas écrit, une publication composée de dix récits qui évoquent l’histoire du fleuve, celle de la ville et la manière dont les personnes habitent ces deux espaces. Aujourd’hui, ces dix récits changent de langage et investissent l’espace d’exposition : les mots cèdent la place à l’image, au son et au mouvement pour revisiter les mêmes événements à travers d’autres manières de les raconter et de les éprouver.
Helga Massetani Piemonte
Commissariat d’exposition : Helga Massetani Piemonte
Gestion des collections patrimoniales : María José Noain Maura
Textes : Helga Massetani Piemonte et María José Noain Maura
Gestion émotionnelle dans l’écosystème de l’art : vers un décalogue des bonnes pratiques culturelles
Bitamine lance une recherche sur les conditions émotionnelles, professionnelles et relationnelles qui traversent l’écosystème artistique et culturel du Gipuzkoa.
Le projet part d’une question simple mais essentielle : comment la précarité, l’incertitude, les appels à projets, les rythmes de production et les dynamiques du secteur affectent-ils la vie quotidienne de celles et ceux qui le font vivre ?
À travers ce questionnaire, nous souhaitons recueillir des expériences, des perceptions et des formes de malaise, mais aussi identifier des pratiques de soin, des stratégies de résistance et des pistes de transformation. L’objectif final est d’élaborer un diagnostic collectif et un décalogue de bonnes pratiques culturelles contribuant à un secteur plus durable, plus juste et plus attentif aux personnes.
La recherche est coordonnée par Helga Massetani Piemonte (Bitamine) avec la collaboration de :
Mónica Crespo Doval
Diplômée en sociologie, secrétaire académique et enseignante-tutrice à l’UNED-Bergara.
Larraitz Nerea Zumeta Sánchez
Docteure en psychologie, chercheuse et enseignante-tutrice à l’UNED de Bergara.
Si vous développez votre activité professionnelle dans le secteur artistique et culturel du Gipuzkoa, nous vous invitons à participer.
👉 Accéder au questionnaire : https://form.typeform.com/to/ijbBLP7I
Temps estimé : 15 à 20 minutes.
Votre participation est anonyme et contribuera à produire une connaissance collective sur les conditions de travail et de vie dans le secteur culturel.













