
Mikel Otxoteko
Buenos Aires, écologies urbaines
Le projet propose une lecture extérieure de la ville de Buenos Aires comme un système dynamique, où l’identité des quartiers ne se présente pas comme quelque chose de stable ou de fixe, mais comme une superposition d’écologies urbaines et migratoires en transformation permanente, interagissant, entrant en friction et se reconfigurant continuellement face à d’autres forces contemporaines : la touristification et la gentrification, la spéculation immobilière et la prolifération des tours, ainsi que les գործընթացs de régularisation et de contrôle étatique sur certains territoires urbains.
La proposition se matérialise sous la forme d’une installation composée de cinq dispositifs lumineux recouverts de vinyle, chacun consacré à une écologie urbaine spécifique. Disposés verticalement sur un même plan, ces éléments fonctionnent comme des coupes stratigraphiques révélant la superposition des couches urbaines. La lumière projetée sur une carte de grand format construit une cartographie alternative de Buenos Aires, où chaque strate rend visibles certaines logiques spatiales, économies et modes de vie.
Sa pratique se situe à l’intersection entre l’anthropologie expérimentale et les moyens de production de l’image. Il a développé des projets de recherche artistique tels que Dance & Drill ou Aquí hay dragones, présentés dans des institutions comme le Musée d’Art Contemporain Les Abattoirs, le Centre del Carme Cultura Contemporánea, The Rag Factory, San Telmo Museoa et le Centro Cultural Montehermoso. Son film Invierno a été projeté dans des festivals comme Cinespaña et Zinebi. Il développe actuellement un nouveau projet dans le désert de Mojave. En 2024, grâce à l’Institut Etxepare, il a effectué une résidence à l’Université de Californie, où il a approfondi l’étude du projet urbanistique California City.
PARTICIPANTS DE LA COMMUNAUTÉ


