2021
RIBERA #6
LA MÉMOIRE DE LA BIDASSOA À TRAVERS L'ART
Ce programme a pour but de croiser des propositions d'art contemporain sur la mémoire historique et la culture autour de l'eau et son influence sur les relations sociales de la ville. Dans différentes disciplines des processus artistiques sont mis en place pour co-créer, participer, rechercher et expérimenter. Il aura lieu le samedi 18 septembre 2021 sur la rive de la Bidassoa et sera suivi d'un compte rendu au CBA, en octobre.
CHECKPOINT
Point d'information
MURS DE LA MÉMOIRE
Intervention murale
MAIALEN AROCENA
JABIER RODRIGUEZ
BOURSES RIBERA
Ce programme d'études active en permanence des projets de recherche-action dans le domaine des sciences humaines et de l'art. Les tandem artiste + anthropologue travaillent dans la zone frontalière et notamment sur le fleuve Bidassoa et ses environs.
Significations culturelles transfrontalières
Amaia Molinet y Olesya Dronyak
Intervention artistique à partir d’un travail de recherche effectué dans le projet homonyme mené à bien avec une des bourses Ribera.
Larreaundi, documentaire d’un quartier ouvrier
Tamara Cuéllar y Félix Martín Cámara
Instalation (photographies)
Mémoire visuelle d’un jeune quartier ouvrier. Documentaire basé sur des témoignages et des souvenirs des voisins du quartier Larreaundi.
10:00h
ABERE BA
BIGARA
Palíndromo Atelier - Matériaux inclus.
Nous réaliserons un rapprochement au palindrome en jouant avec les noms des animaux : mot, image et voix.
Durée: 1 heure
11:00h
“ORILLAS”
INKO MARTIN
Radioperformance
“Orillas” est une œuvre de fiction sonore dans laquelle à travers la voix, des effets sonores créés en direct et des fonds sonores propose un voyage sonore au public. Pour cela, le fil conducteur sera l’expérience d’une anthropologue dans l’Amazonie péruvienne, une expérience de connexion, d’exploration et de redécouverte avec ce que nous sommes et ce qui nous entoure.
Scénario et montage: Inko Martín. Actrice: Saioa Royo. Techniciens du son: Mikel Cerezo et Eneko Yaben.
Il est conseillé de venir 10 min avant pour contrôler la capacité d’accueil.
Durée: 40 minutes
12:00
LA NATURE ET SON TREMBLEMENT
IDOIA ZABALETA, SOFÍA ASENCIO, CHUS DOMINGUEZ Y TOMÁS ARAGAY
Promenade guidée
"La nature et son tremblement" propose une balade calme le long de la rive de la Bidassoa en suivant son chemin vers la mer, invitant les voyageurs à regarder et à écouter les courants à travers différentes voix et différents points de vue.”
Durée: 1 heure
Recommandé pour les personnes de plus de 7 ans
Point de départ: Checkpoint, il est conseillé de venir 10 min avant pour contrôler la capacité d’accueil.
13:00
BELARRIZ SU(S)MATU
MAITE ARROITAJAUREGI (MURSEGO)
Atelier
“Le paysage sonore est un morceau musical en pleine expansion autour de nous et nous sommes en même temps auditeurs, musiciens et compositeurs de celui-ci.”
Durée: 1 heure et demie.
Recommandé pour les personnes de plus de 10 ans
Galerie
PARTICIPANTS DE LA COMMUNAUTÉ


D’AUTRES PROJETS
Intx'Apain
Intx’Apain est un festival d’art urbain qui, pendant trois jours, transforme une dizaine de murs du quartier en espaces de création et de rencontre, réunissant des artistes locaux et internationaux ainsi que les habitantes et habitants du quartier. La langue basque sera au cœur des fresques murales, autour d’un fil conducteur : Zein da zure hitza ? (« Quel est ton mot ? »), une invitation lancée aux artistes et aux citoyennes et citoyens à prendre les mots comme point de départ pour créer, partager et se rencontrer.
Musique, rap, bertsolaritza (improvisation poétique chantée en basque), breakdance, ateliers et propositions participatives développées avec les ikastolas (écoles en langue basque), les associations et les acteurs du quartier accompagneront les interventions artistiques et feront du festival une expérience collective.
+ info
Urumeako Atlas Emozionala - Erakusketa
Corps, mémoire et cours d’eau.
Cet Atlas ne longe pas un fleuve : il s’y immerge.
L’exposition propose de lire l’Urumea à travers celles et ceux qui l’ont habité et les gestes qui demeurent inscrits dans sa mémoire. Des corps qui se penchaient sur l’eau pour laver le linge. Des corps qui ramaient en cadence. Des corps qui transportaient du sable, mettaient de l’huile en bouteille ou roulaient du tabac. Des corps qui dansaient lors des fêtes populaires, qui portaient des drapeaux, qui traversaient les ponts encore et encore, jusqu’à faire de ces passages une habitude.
Le fleuve apparaît ainsi comme un organisme en transformation, mais aussi comme un lieu marqué par les traces que d’autres y ont laissées. Certaines subsistent, d’autres ont disparu avec les métiers, les usines, les formes de loisirs ou les manières d’entrer en relation avec ses eaux. Parcourir l’Urumea à travers le corps, c’est aussi s’interroger sur ce qu’il reste de tout cela et sur la relation que nous souhaitons désormais construire avec le fleuve.
Cette exposition marque l’aboutissement d’un projet développé sur trois ans. Tout a commencé par une recherche donnant la parole aux habitantes et aux habitants. À travers des enquêtes, des entretiens collectifs et des ateliers participatifs, nous avons recueilli les perceptions que les personnes vivant à Saint-Sébastien ont du fleuve qui traverse leur ville : souvenirs, images, sensations, données historiques, etc.
À partir de ces témoignages, nous avons construit un atlas écrit, une publication composée de dix récits qui évoquent l’histoire du fleuve, celle de la ville et la manière dont les personnes habitent ces deux espaces. Aujourd’hui, ces dix récits changent de langage et investissent l’espace d’exposition : les mots cèdent la place à l’image, au son et au mouvement pour revisiter les mêmes événements à travers d’autres manières de les raconter et de les éprouver.
Helga Massetani Piemonte
Commissariat d’exposition : Helga Massetani Piemonte
Gestion des collections patrimoniales : María José Noain Maura
Textes : Helga Massetani Piemonte et María José Noain Maura
Gestion émotionnelle dans l’écosystème de l’art : vers un décalogue des bonnes pratiques culturelles
Bitamine lance une recherche sur les conditions émotionnelles, professionnelles et relationnelles qui traversent l’écosystème artistique et culturel du Gipuzkoa.
Le projet part d’une question simple mais essentielle : comment la précarité, l’incertitude, les appels à projets, les rythmes de production et les dynamiques du secteur affectent-ils la vie quotidienne de celles et ceux qui le font vivre ?
À travers ce questionnaire, nous souhaitons recueillir des expériences, des perceptions et des formes de malaise, mais aussi identifier des pratiques de soin, des stratégies de résistance et des pistes de transformation. L’objectif final est d’élaborer un diagnostic collectif et un décalogue de bonnes pratiques culturelles contribuant à un secteur plus durable, plus juste et plus attentif aux personnes.
La recherche est coordonnée par Helga Massetani Piemonte (Bitamine) avec la collaboration de :
Mónica Crespo Doval
Diplômée en sociologie, secrétaire académique et enseignante-tutrice à l’UNED-Bergara.
Larraitz Nerea Zumeta Sánchez
Docteure en psychologie, chercheuse et enseignante-tutrice à l’UNED de Bergara.
Si vous développez votre activité professionnelle dans le secteur artistique et culturel du Gipuzkoa, nous vous invitons à participer.
👉 Accéder au questionnaire : https://form.typeform.com/to/ijbBLP7I
Temps estimé : 15 à 20 minutes.
Votre participation est anonyme et contribuera à produire une connaissance collective sur les conditions de travail et de vie dans le secteur culturel.

